Plus de 80 000 € générés sur Chariow en moins de neuf mois. Soit près de 40 millions FCFA, sans investisseur, sans bureau, sans diplôme universitaire. Juste une compétence, une plateforme et un système construit étape par étape.
Godwin Soola est est spécialiste en marketing digital, basé à Abidjan, et il a commencé à vendre ses premiers produits digitaux en septembre 2024. Ce qui le distingue au delà des chiffres en eux-mêmes, c’est la méthode derrière sa réussite sur Chariow. Dans cette étude de cas, on décortique exactement ce qu’il a fait, dans quel ordre, avec quels outils, pour que vous puissiez en tirer des enseignements concrets pour votre propre business.
Godwin Soola : qui est-il et d’où part-il ?
Godwin Soola n’a pas suivi de parcours universitaire classique. Après son bac en 2018, il s’est formé en autodidacte : Google Ateliers Numériques, MTN Academy pour le référencement digital, puis GoMyCode où il a obtenu une certification en marketing digital avant de devenir instructeur dans la même école. Il a ensuite travaillé deux ans en entreprise comme digital marketer en Côte d’Ivoire, avant de démissionner en octobre 2023 pour se lancer en freelance.
C’est ce parcours qui lui donne sa légitimité : il ne vend pas ce qu’il ne connaît pas. Quand il parle de marketing digital à son audience, il parle d’un domaine dans lequel il a été formé, qu’il a enseigné, et qu’il a pratiqué en contexte professionnel. C’est ce capital de crédibilité qui a rendu ses premières ventes possibles.
Son premier produit : un pack de prompts ChatGPT vendu depuis ses notes personnelles
En août 2024, alors qu’il cherche à construire un revenu plus stable que le freelance, Godwin Soola ne cherche pas une idée de produit en regardant ce que les autres vendent. Il ouvre son ordinateur et rassemble les prompts ChatGPT qu’il utilise lui-même dans ses missions quotidiennes de marketing.
Il se pose une question simple : si ces prompts m’aident à travailler, est-ce qu’ils peuvent aider d’autres personnes dans la même situation ? La réponse est oui. Il les structure, les met en vente, et en septembre 2024, les premiers résultats arrivent. Un mois plus tard, il fait son premier million FCFA.
L’enseignement est direct : le meilleur premier produit digital n’est pas forcément celui qui semble le plus impressionnant. C’est celui qui résout un problème réel pour une cible précise et que vous avez vous-même résolu. Si vous cherchez par où commencer, l’article sur les 20 idées de produits digitaux rentables à lancer en Afrique en 2026 peut vous aider à identifier ce que vous avez déjà entre les mains.
Pourquoi il a choisi Chariow pour vendre ses produits digitaux ?
Avant Chariow, Godwin Soola avait essayé de construire son système de vente en ligne à la dure. Il fallait monter un site WordPress, utiliser les documents d’entreprise d’amis pour se faire vérifier auprès des aggrégateurs de paiement, et se débrouiller quand il s’agissait d’encaisser depuis le Gabon, le Cameroun ou la RDC. Pour les clients locaux en Côte d’Ivoire, le Mobile Money fonctionnait. Pour tout le reste, c’était compliqué.
Il avait aussi testé d’autres plateformes africaines. Elles répondaient aux besoins de base, mais l’expérience utilisateur restait en retrait par rapport aux standards internationaux.
Quand les premières informations sur Chariow ont commencé à circuler fin 2024, il a vu immédiatement ce que ça représentait. Dès le lancement en janvier 2025, il s’inscrit. Dès février, il fait son premier million sur la plateforme.
Ce qui l’a maintenu sur Chariow malgré l’arrivée d’autres concurrents, c’est la cadence des mises à jour. Les automatisations, l’espace client intégré, les relances automatiques sur paiements abandonnés, la gestion multi-boutique, chaque fonctionnalité qu’il mentionne répond à un problème concret qu’il avait rencontré avant. Une plateforme qui évolue en fonction des retours de ses vendeurs, c’est une plateforme sur laquelle on peut construire sereinement.
Comment il a construit ses offres pour vendre sans forcer ?
Godwin Soola insiste beaucoup sur comment construire les offres pour les vendre sans forcer, et c’est probablement le plus important de cette étude de cas. Beaucoup de créateurs sur Chariow qui n’arrivent pas à vendre ont un bon produit. Leur problème, c’est l’offre.
Il distingue les deux de façon précise. Le produit, c’est le contenu : les vidéos, les PDF, les modules. L’offre, c’est la promesse que vous faites à la personne en face de vous, et le contexte que vous créez pour qu’elle décide d’acheter. Vous pouvez avoir un excellent produit et une mauvaise offre et ne faire aucune vente.
La valeur perçue d’une offre repose sur quatre éléments qu’il a identifiés dans sa pratique :
- Le résultat rêvé que la personne veut obtenir ;
- La probabilité qu’elle a d’obtenir ce résultat avec votre solution ;
- Le délai dans lequel elle peut l’obtenir ;
- Les efforts et les sacrifices qu’elle n’aura pas à faire.
Il illustre ça avec un exemple simple. « Formation Canva » ne déclenche rien chez personne. « Deviens freelance designer en 30 jours et obtiens tes 3 premiers clients » là, la promesse est claire, le résultat est désirable, le délai est concret. La personne comprend exactement ce qu’elle achète et pourquoi ça la concerne.
À cela, il ajoute des accélérateurs : templates, frameworks, prompts prêts à l’emploi. Ces éléments réduisent la peur de l’effort et lèvent les objections avant même qu’elles soient formulées. Quand une personne arrive sur votre page de vente Chariow avec des doutes est-ce que ça va marcher pour moi, est-ce que c’est une arnaque, est-ce que j’ai le niveau votre offre doit répondre à ces doutes dans le texte lui-même, pas dans un email de relance après coup.
Pour configurer et structurer votre page de vente sur Chariow, le centre d’aide détaille toutes les options disponibles sur la plateforme.
Sa stratégie de publicité Facebook pour scaler ses ventes
Godwin Soola ne mise pas sur le contenu organique seul. Son moteur principal d’acquisition, c’est la publicité Facebook et il l’utilise avec une méthode précise.
Pour chaque produit qu’il lance, il crée entre 10 et 20 créatives publicitaires avec des angles différents. Un même produit peut être présenté sous l’angle de la douleur de la cible, sous l’angle des témoignages, sous l’angle des peurs, ou sous l’angle des bénéfices concrets.
Et chaque angle peut cibler un segment différent : celui qui veut apprendre à faire de la pub pour gagner de l’argent, celui qui fait déjà de la pub mais sans résultats, celui qui cherche à former ses proches. Ce ne sont pas les mêmes personnes, et elles ne réagissent pas au même message.
Il teste sur une semaine minimum, parfois un mois. Pendant cette phase, il ne touche jamais la campagne. C’est l’erreur qu’il observe le plus souvent chez les débutants : couper une campagne au bout de deux jours parce qu’elle n’a pas encore converti, ou la modifier en cours de route.
En effet, modifier une campagne en cours remet l’algorithme en phase d’apprentissage et efface les données déjà collectées. Le budget aussi doit être préparé avant le lancement si la campagne dure 7 jours à 5 dollars par jour, avoir les 35 dollars disponibles dès le départ.
C’est cette rigueur dans les tests qui lui a permis de passer de 10 dollars de budget publicitaire quotidien à 200 dollars. Il n’a pas augmenté à l’intuition il a mis plus d’argent sur ce qu’il savait déjà fonctionner.
Comment il a organisé son équipe pour ne plus tout gérer seul ?
Au début, Godwin Soola gérait tout seul. Le service client, les relances, la création de contenu, les campagnes publicitaires. À partir d’un certain niveau de revenus, cette organisation est devenue un plafond.
Sa règle pour décider de déléguer est simple : dès que la charge de travail sur des tâches opérationnelles limite votre capacité à créer et à vendre, il est temps de recruter. Pas avant, pour ne pas diluer les revenus trop tôt. Pas après, pour ne pas freiner la croissance.
Aujourd’hui, son équipe comprend trois personnes en plus de lui. Un assistant technique qui gère les problèmes d’accès aux produits après achat. Un assistant commercial qui suit les paiements abandonnés, relance avec des codes promo et remonte les retours clients pour améliorer les offres. Un designer à temps plein qui produit les créatives publicitaires. Lui se concentre sur ce que personne d’autre ne peut faire à sa place : créer les produits, structurer les offres et piloter la stratégie.
Chariow a facilité cette organisation. L’espace client intégré gère automatiquement la livraison des produits après achat. Les relances automatiques sur WhatsApp et par email prennent en charge les paiements abandonnés. La gestion des accès se fait directement depuis le tableau de bord. Autant de tâches qui auraient nécessité des outils externes avant, et qui tournent aujourd’hui sans intervention manuelle.
Il insiste sur un dernier point : déclarer son activité. Il a créé une entreprise officielle, paie ses impôts, et gère ses finances comme une vraie structure. C’est ce cadre qui lui permet de penser en termes de croissance, pas de survie.
La méthode de Godwin pour gérer les finances de son business
L’aspect de la gestion des finances est souvent négligé par beaucoup de créateurs, surtout au début quand les revenus commencent à rentrer pour la première fois. Godwin Soola le dit clairement : l’argent du business n’est pas votre argent.
Sa répartition en début d’activité est la suivante : 40 % réinvestis dans le marketing, 40 % mis en réserve pour les dépenses opérationnelles et les opportunités à saisir, 20 % pour les besoins personnels. C’est cette discipline qui lui a permis d’augmenter progressivement ses budgets publicitaires, de payer ses équipes, et de financer la croissance sans se retrouver à court à chaque fin de mois.
Quand les revenus atteignent un niveau stable, l’étape suivante est de se verser un salaire fixe. L’argent du business va dans le compte du business. Votre salaire va dans votre compte personnel. Cette séparation évite de mélanger les deux, de dépenser les marges opérationnelles par habitude, et de se retrouver sans trésorerie au moment de lancer une campagne ou de recruter.
Pour ceux qui veulent aller plus loin sur la question du positionnement et des tarifs, l’article sur comment fixer le tarif idéal de sa formation en ligne en Afrique donne un cadre utile pour valoriser correctement ce qu’on vend.
L’interview complète de Godwin Soola
Pour entendre Godwin Soola raconter son parcours dans ses propres mots, les galères avant Chariow, la rencontre avec son mentor Vincent Kadio qui a multiplié ses résultats par cinq en quelques mois, et les détails de sa méthode sur la publicité Facebook, l’interview complète est disponible dans ce Chariow Talk :
Ce que l’expérience de Godwin Soola prouve concrètement
40 millions FCFA en moins d’un an, ce n’est pas le résultat d’une méthode secrète réservée à quelques-uns. C’est le résultat d’un positionnement dans une niche maîtrisée, d’offres construites autour de la valeur perçue, d’une acquisition publicitaire testée avec rigueur, et d’une gestion financière qui réinvestit avant de dépenser.
Chacun de ces éléments est applicable, quelle que soit la niche, quel que soit le point de départ. Ce qui fait la différence, c’est de traiter son business sur Chariow comme une vraie entreprise avec un système, une équipe progressivement construite, et une vision à long terme.
